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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 12:42
     La  Case de l'Oncle  Tom  de Madame Beecher-Stowe, est  un plaidoyer vibrant contre l'esclavage. Tout le Nord loyaliste à Abe était enthousiasmé de lire cette publication. Bien entendu, Les Indiens indigènes ayant été plus ou moins exterminés, la prosperité du Sud ne subsistait que grâce aux "malheureux" Noirs importés d'Afrique. Ce qui justifie la riposte des Sudistes, parce que l'abolition de l'esclavage était considéré comme la ruine d'une vie heureuse, luxueuse et florissante. D'autant plus que la Constitution des Etats-Unis d'Amérique était muette sur ce sujet.

     Mais Lincoln était déterminé qu'il fut obligé de bousculer son irreprochable prudence. Il a été révolté par la sentence du Chief of Justice de la Cour Suprême de Missouri qui, en réponse de la demande de liberté d'un esclave, déclara:
« l'esclave, n'étant pas un citoyen, ne peut engager une action devant la Cour; il est une propriété comme une autre et le gouvernement ne peut intervenir entre propriétaire et la chose possédée»
! Partant de l'idée qu'une maison divisée contre elle-même ne peut subsister, que l'Amérique ne peut demeurer à moitié libre, à moitié esclave, Lincoln réalisa que le jour de «s'attaquer et dur» à l'esclavage était arrivé et quel que soit le prix à payer, il doit tenir sa promesse (cf. notre article précédent). C'est ainsi que le Grand Orateur est devenu un homme de coeur et de courage, comme il l'avait toujours été pendant sa carrière d'avocat. Il décida, lorsque  commença  la campagne des éléctuions sénatoriales  (1858), de se présenter comme leader du parti républicain. mais il sera battu aux urnes, malgré ses convictions, son élégance morale et sa puissance oratoire. C'est l'ironie du jeu politique. Mais il n'a pas pour autant baisser les bras. En 1860 il conquit la société New Yorkaise, par son discours vibrant. Eh bien, "ce cher Abe" toujours égal à lui-même par sa simplicité, grandissait à mesure que les choses prenaient une tournure inquiétante et devenait, au fil du temps, l'homme de la situation. Lors des élections sénatoriales  son "ami" et manager tenta de lui inviter à tremper les mains dans les magouilles habituelles du jeu politique. Celui-ci essuya un refus catégorique en deux mots:  «No bargain», c'est-à-dire,  aucun marché, aucun compromis; vaincre honnêtement ou échouer. Et , il gagna les élections sénatoriales.

     Cependant, il fallait encore attendre 5 mois d'effervescence et d'agitation avant que soient organisées les élections présidentielles qui, le 06 novmebre 1860, porteront Abe à la présidence des Etats Unis d'Amérique.  Aussitôt élu  à la magistrature suprême, Abraham Lincoln réalisa l'ampleur de la  situation.  Non seulement toute la moitié du pays était dressée contre lui à cause de son engagement contre l'esclavage, mais aussi , pour défendre  ce qu'ils  considéraient comme leur «droit», les sudistes étaient  prêts à employer tous les moyens , y compris la guerre. C'est pourquoi d'ailleurs, Abe n'a pas accueilli son élection avec des "hourrah". 

      Face à cette situation, Lincoln a vite senti qu'il fallait agir immédiatement, prendre des mesures de sécurité, "fermer la porte de l'écurie avant qu'on ait volé le cheval", disat-il. Or, James Buchanan, le Président démocrate sortant était encore en fonctions jusqu'à l'investiture officielle, c'est-à-dire, le 4 mars 1861. Les Sudistes en ont profité ainsi pour s'organiser. Ils instaurèrent la "Confédération des Etats Sudistes", avec un président, une constitution reconnaissant l'esclavage comme droit intangible! La mort au coeur, Lincoln tenta en vain une conciliation. Il proposa sans succès à quelques hommes influents parmi les confédérés sudistes d'entrer dans son gouvernement.

     IAbe n'était pas un homme de paille que de roués politiciens mèneraient à leur guise. Il s'attaquait de tout coeur, de toutes ses énergies aux problèmes de l'heure et, sous le regard de Dieu (In God We Trust, disent les Américains), prenait toutes ses responsabilité. Placé à la tête de la nation, il choisit ses conseillers au mieux de sa conscience. Ce n'ataient des "pigeons" ( comme dirait Debré), mais des "vrais conseillers", des hommes et des femmes qu'il savait intègres et de réelle valeur. Le 4 mars 186, Lincoln prêta serment, gravit solennellement le perron de la Maison Blanche, devenant ainsi le 16ème président des Etats-Unis d'Amérique dont le combat est l'Emancipation des Noirs. Comme cet étrange, un garçon  né au fond des bois, se trouva ainsi au point culminant de cette grande nation.

     Dans notre prochain article, il sera question de son combat en tant que Chef de l'Etat, dans un pays menacé par une guerre de sécession menée par les sudistes esclavagistes. A-t-il tenu ses promesses? Ou c'était du fanfaronnage comme celui du «président du pouvoir d'achat». A suivre.




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Published by MASHIMANGO - dans Les Hommes
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