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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:25

When I despair…

I remember that all through history

The way of truth and love

Has always won.

 There have been tyrants and murderers…

And for a time,

They can seem invincible.

But in the end

They always fall.

 

[Mahatma Gandhi]

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 14:48

André Barthélemy, président de l'ONG Agir ensemble pour les droits de l'homme et membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), comparaissait, jeudi 19 février, devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Il est poursuivi pour 'incitation à la rébellion' et 'entrave à la circulation d'un aéronef' pour s'être interposé pendant l'expulsion de deux personnes en avril 2008.

Selon le communiqué d'AEDH, les deux hommes, d'origine congolaise, étaient 'menottés et encadrés par huit policiers' de la police aux frontières (PAF) sur un vol Paris-Brazzaville. M. Barthélemy et plusieurs autres passagers auraient été débarqués manu militari pour s'être confrontés aux forces de l'ordre, les deux expulsés s'étant plaints de mauvais traitements. Après une garde à vue 'd'une dizaine d'heures', il est libéré, puis informé qu'il devra comparaître devant la justice.

C'est chose faite jeudi. Devant les juges du tribunal, M. Barthélémy, 72 ans, explique que son geste n'avait pas pour but d''entraver la reconduite' d'une personne à la frontière mais uniquement d''exprimer son indignation' face aux conditions de détention des Congolais. La police l'accuse d'avoir crié 'c'est inadmissible, une honte', 'vous ne respectez pas les droits de l'homme' et d'avoir incité les passagers à la révolte. Le procureur a requis trois mois avec sursis, une peine relativement élevée dans ce genre d'affaire. La défense, elle, a plaidé la dispense de peine.

Le comparution en justice d'André Barthélemy n'est pas un cas isolé. En décembre, Le Monde révélait l'interpellation de trois philosophes sur le vol Kinshasa-Paris d'Air France pour des faits similaires. Le 16 décembre, Pierre Lauret, directeur de programme au collège international de philosophie, était débarqué du vol aller pour avoir posé trop de questions aux policiers de la PAF. Le 22 décembre, lors du vol retour, c'est au tour de ses collègues Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusse de se voir arrêtés à leur arrivée à Roissy. M. Lauret doit comparaître le 4 mars pour 'opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d'un aéronef'.


'RÉACTIONS DE SOLIDARITÉ OU D'INDIGNATION'


Que coûte l'intervention lors d'une expulsion ou une reconduite aux frontières ? Pour le délit d'incitation à la rébellion, l'accusé risque au maximum deux mois de prison et 7 500 euros d'amende. Pour le chef d'accusation d'inciter à faire débarquer une escorte policière ainsi que l'étranger reconduit hors des frontières françaises, il encoure cinq ans et 18 000 euros d'amende. Ces peines maximales sont détaillées dans une notice d'information distribuée systématiquement depuis 2007 à tout passager qui monte dans un avion servant à une expulsion.


En réalité, une telle sanction est rarement prononcée. La plupart des personnes reconnues coupables s'en sortent avec une condamnation avec sursis, un paiement symbolique ou simplement une relaxe. Reste que ces 'réactions de solidarité ou d'indignation parmi des passagers', selon les termes d'Amnesty International, sont de plus en plus communes, alors même que les chiffres réels de reconduites à la frontière sont en baisse. Selon le rapport du comité interministériel de contrôle de l'immigration, les arrêtés de reconduite à la frontière et obligation de quitter le territoire ont augmenté (64 609 à 97 034 entre 2006 et 2007), mais les reconduites réelles ont chuté (16 616 contre 13 707).


'Les affaires liées à des protestations sur les conditions d'expulsion en avion d'étrangers refoulés du territoire se multiplient', constatait déjà le Gisti en 2004, dans un texte intitulé 'Délit de solidarité'. L'association notait que ce genre d'incrimination découlait indirectement d'une directive datant de 1945 et visant l'individu qui aura 'facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger'. Ces poursuites contre des particuliers 'peuvent détourner l'attention qui devrait être portée aux actes de violences commis par des policiers', met en garde Amnesty. Surtout, elles peuvent 'être utilisées pour dissuader les témoins de porter plainte' contre les policiers.


Pour en savoir plus [lisez]:

- Le guide pratique d'intervention dans les aéroports par le Collectif anti-expulsions d'Ile-de-France.

- La notice de la PAF récupérée par la CGT de Roissy.

- La Pétition pour la fin des poursuites contre André Barthélemy.

- Le Blog de soutien aux trois philosophes interpellés en décembre.

- L'article 21 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative à l'aide au séjour irrégulier en France.

'Délit de Solidarité', par Violaine Carrère et Véronique Baudet sur le site du Gisti.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:34

Cette éminente  historienne et défenseure des Droits Humains a péri dans un accident d'avion 
 
"La disparition d'Alison porte un coup dévastateur non seulement à Human Rights Watch mais aussi aux peuples du Rwanda et de la région des Grands Lacs."
Kenneth Roth, Directeur éxécutif de Human Rights Watch

(New York) - C'est avec grande tristesse que Human Rights Watch a annoncé le décès de notre bien-aimée collègue Dr. Alison Des Forges, qui a péri quand l'avion "Vol 3407" dans lequel elle voyageait s'est écrasé entre Newark et Buffalo le 12 février 2009. Alison Des Forges, principale conseillère auprès de la division Afrique pendant presque deux décennies, a consacré sa vie à ses travaux sur le Rwanda. Elle était l'experte la plus réputée dans le monde sur le génocide rwandais et ses conséquences.

"La disparition d'Alison porte un coup dévastateur non seulement à Human Rights Watch mais aussi aux peuples du Rwanda et de la région des Grands Lacs", a déclaré Kenneth Roth, Directeur éxécutif de Human Rights Watch.

Veuillez cliquer
ici pour lire le communiqué intégral en anglais, dont une traduction en français sera prochainement mise en ligne.

Vous pouvez transmettre un message de condoléances à cette adresse (de préférence en anglais mais sinon en français): 
tribute@hrw. org


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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:15

"Suffering people will know justice an beauty. A wonderful change is coming from far away and people will realise the great meaning of struggle and hope. (...) each new generation bigins with nothing and with everything. (...). That is how they are as people. They have an infinity of hope and eternity of struggles"
(Ben OKri, The Famished Road, 1991).
 
Ces deux hommes se ressemblent beaucoup. Non seulement ils ont tous les deux des grandes oreilles, sont avocats, éloquents et intelligents; mais aussi tout était dur pour eux: leurs mères sont mortes au moment qu'ils avaient encore besoin d'elles. Ce qui nous intéresse chez ces deux hommes c'est le néant d'où ils sont sorti. Comme Abe,
le "peu" d'études qu'Obama a pu faire, il les avait bien approfondies et assimilées que sa pensée va très loin dans bien des domaines: économie, affaires étrangères, affaires sociales,  le droit, sciences politiques, etc. La campagne qu'il vient d'achever illustre bien l'ampleur de ses talents, capacités et compétences. Non seulement il a étonné tout le monde par ses pensées claires et généreuses, ainsi que son jugement forgé par son multiculturalisme (africain, asiatique, américain) et les bons livres qu'il a pu parcourir les pages.; mais aussi par son amour et respect des mots: les mots forts, les mots charmants qui habillent ou cisèlent ses excellentes idées.

Comme Abe contre l'esclavage, une chose l'emplissait de rage froide et glissait dans son regard et ses yeux toujours pleins de gaieté, un éclair d'acier: la misère des américains (noirs, blancs, latinos, chinois, métis,...), la pauvreté excessive dans les ghuettos. C'est ainsi qu'il étudia le droit. Au bout de ses études, il travailla dans le social dans les quartiers difficiles. Son métier n'a été que du succès. Mais ce qui est passionnant c'est son attitude en tant qu'homme politique vis-à-vis de l'économie socio-économique, de  la guerre d'Irak, de l'écologie, etc. Il ne supporte pas le fait qu'un être humain puisse vivre comme un rat dans un pays riche comme les Etats-Unis d'Amérique, même frappé par la crise financière. Dans son combat, le Sénateur de l'Illinois, était déterminé qu'il a été obligé, contre vents et marrées, de bousculer son irreprochable prudence parce que, il avait vite senti qu'il fallait agir immédiatement, prendre des mesures de sécurité, "fermer la porte de l'écurie avant qu'on ait volé le cheval", comme l'avait dit Abe. Mais il fallait attendre 4 ans d'effervescence et d'agitation avant que soient organisées les élections présidentielles qui viennent de lui porter à la tête de la magistrature suprême des USA. Comme cet étrange, un garçon  né d'un père Luo du fond des bois Kenyan de Nyangoma-Kogelo, se trouve ainsi au point culminant de cette grande nation: that is "the change we need"!

Barack n'est pas un homme de paille que de roués politiciens mèneraient à leur guise. Il s'attaque de tout coeur, de toutes ses énergies aux problèmes de l'heure et, sous le regard de Dieu ("In God We Trust", disent les Américains), prend toutes ses responsabilité. Placé à la tête de la nation, il va choisir ses conseillers au mieux de sa conscience. On l'a constaté avec le choix de Joe Biden comme colistier, que certains ont considéré - à tort d'ailleurs - comme une sorte d'aveu de son "inéxpérience", Obama n'a pas besoin des "hommes-pigeons" (comme dirait Jean-Louis Debré), mais des "vrais conseillers": des hommes et des femmes qu'il sait intègres et de réelle valeur. 

Janvier 2009, Obama va être intronisé. Il va prêter serment, gravir solennellement le perron de la Maison Blanche et devenir ainsi le 44ème président des Etats-Unis d'Amérique dont le combat est la lutte contre les inégalités. Tiendra-t-il ses promesses (sociales)? Quoi qu'il en soit, il lui faut beaucoup de courage et d'opiniâtrie pour mener ce travail destiné à changer les mentalités. En tout cas, tous les peuples  de la terre ont les yeux braqués sur lui. Les "Kivutien(ne)s" de l'Est de la RDC et tous les peuples martyrisés par les seigneurs de la guerre attendent plus de lui. D'autant plus qu'il connait les affres de la vie que subissent les plus fagiles (les minorités, les femmes, les enfants...), imposées par les "hommes forts" (les hommes en armes, les majorités, les dictateurs,...) qui se considèrent comme supérieurs.

Nous n'avons qu'à lui remercier d'avoir changer le regard de certains sur ce peuple longuement méprisé. La Maison Blanche reçoit un "noir" comme locataire, la France ne pouvait qu'attendre un bel exemple des USA. De l'élection d'Obama, comme celui de Lincoln et de Kennedy, il se passe quelque chose de nouveau dans le monde.




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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 13:30
"Sans éducation, on ne va nulle part dans le monde. L'éducation est le passeport pour le futur, car demain appartient  á ceux qui s'y préparent aujourd'hui."
(El-Hajj Malik El-Shabazz connu sous le nom de Malcom X,Little)
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 13:04
« Presque tous les hommes sont esclaves, faute de ne savoir dire non. Savoir prononcer ce mot est le seul moyen de conserver sa liberté»



«Il n'y a  d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes»
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:57
«Pour moi, le patriotisme se confond avec l'humilité. Je suis patriote, parce que je suis homme et humain. je ne suis pas exclusif.  Je ne ferai pas de mal à l'Angleterre ou à l'Allemagne, pour servir l'Inde.»


« Tous les hommes sont les membres d'un seul et même corps, ,puisuqe créés d'une seule et même essence. Tous les êtres humains ne forment qu'un seul être; qui touche à l'un de ses membres me touche - et s'il le blesse, il me blesse.»
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 12:22
« ...Je veux redonner à tous les Français la fierté d'être Français. Je veux leur dire qu'ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l'Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu'ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux.
Je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté…
Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n'étaient pas des exploiteurs…

Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l'identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d'existence qu'elle n'a même pas d'identité… »

(SARKOZY Nicolas, Nice, le 30 mars 2007, Nice)

«  La plainte justifiée de mon mari n'est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les "nouveaux moyens de désinformation". Internet peut être la pire et la meilleure des choses. A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?... »

(SARKOZY Bruni, dans L'Express)
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 15:34
C'est l'histoire de Pisistrate, l'homme qui ne reste sur sa défaite. Solon, le vénérable législateur d'Athènes, l'avait bien compris. Il  appelait Pisistrate "renard" et n'hésitait pas à mettre ses concitoyens en garde contre lui. «C'est votre  lacheté qui fera votre malheur» avertssait-il ses concitoyens avant d'ajouter:«Vous écoutez ses beaux  discours et vous ne voyez pas ses actes. Vous vivez heureux en république, vous vous réveillerez un jour au pouvoir d'un tyran». Mais le peuple d'Athènes était si naïf qu'il avait tombé sous le charme de Pisistrate: les artistes, les ouvriers agricoles, les bergers de montagne, les intellectuels, les philosophes, les historiens, les voyous... et même les «étrangers» avaient trouvé en lui un défenseur de leur cause. Il était si charlatan, si felin qu'un jour, il se renda à la place publique gardée par ses amis et cria: «on veut m'assassiner. Je réclame la garde» pour susciter la compassion de ses disciples. Avec des cris d'aindignation, ses partisans crièrent au complot et votèrent pour la garde.

Quelques mois après, Pisistrate, devena maître d'Athènes poussa ainsi Solon et quelques fidèles qui lui restaient à une retraite déséspérée. Quelques jours plus tard, Pisistrate organisa sa rentrée solennelle: cavaliers, fils de grandes familles aristocratiques, les dardes du corps, les fidèles montagnards, les robustes artisans, les nains, les fils du tyran, jeunes gens de grande allure, connus et moins connus se rassemblèrent à la pace publique brandissant leurs trompettes et invitant les citoyens d'Athènes de récevoir avec bienviellance Pisistrate, fils d'Huippocratès.

Pendant son règne, Pisistrate a tout rassemblé sur lui que rien ne lui manqua: l'argent, l'or, les bijoux, des lunettes étincelantes, la casquette, les bracelets, etc. Il était entouré des femmes qui, épouvantées, s'abattaient front contre terre. Il s'intéressa aux riches à qui il distribuait des cadeaux, se moqua des pauvres, des malades, des «étrangers», des jeunes et vieux... et s'adonna à la fête. Il était si festif que plus les jours avancaient, plus l'économie tournait mal et plus son incampacité se manifestait. C'est ainsi que petit à petit, sans epsoir, la foule qui l'a mis à la tête d'Athènes commença à lui tourna le dos.

Comment a-t-il été possible qu'un stratagème aussi grossier ait pu réussir chez ces Athéniens qui passent pour être, parmi les Grecs, les plus sensés? Je demande aux lecteurs de me donner les éléments de réponse.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 11:56
«Ah! les juges auraient bien souhaité le mettre à mort tout de suite, notre maître bien aimé. mais le Dieu a protégé Socrate, (...). Il a bien fallu nous laisser notre Socrate, et la joie de converser avec lui trente jours encore.  Aujourd'hui, le délai vient à terme.  (...)!  Je ne sais pas, vois-tu, si notre maître lui-même souhaiterait un nouveau délai».
C'est ainsi que conversaient , avec une paisible tritesse, les amis de Socrate devant la prison du philosophe, quelques heures avant sa mort.

Personne n'était plus connu, plus populaire à Athènes que le sage Socrate. alors que ce ne sont pas les hommes brillants et des premiers plans qui manqaient à Athènes à son époque: Phidias, Périclès, Cimon, Sophocle, Alcibiade, Euripide, ... la liste est très longue.  Qui était-ce Socrate pour attirer la gloire?

Socrate n'était ni «bling bling» (il n'avait pas ni fortune ni des amis fortunés), ni génie militaire, ni «star», ni homme d'Etat. Il était pauvre, modetse famille (son père fabriquait des statuettes de piété) et d'une laideur proverbiale: le nez camus, la face courte et chauve de bonne heure. Malgré sa pauvreté, il se consacra à la science et parvint vite à le certitude que l'étude des hommes était beuacoup plus intéressante encore. Il s'appliqua à se faire une sur toutes choses des idées personnelles: sur le gouvernement de l'Etat, sur la conduite des hommes privés, sur ce qui est bien et ce qui est mal, sur les espoirs de l'homme après la mort, etc.  En le voyant toujours gai, malgré sa pauvreté et ses ennuis, en l'écoutant au hasard des rencontres parler si juste et si clairement de tout, certains Athéniens, jeunes et vieux, le suivirent, l'entourèrent et le supplièrent de les recevoir comme ses élèves et ses amis. Socrate enseignait partout, sur les places  publiques, dans les jardins, en dînant chez ses amis, en se promenant sur le bord de l'Ilissos, ce petit fleuve d'Athènes dont les Grecs appréciaent les berges ombragées et fleuries. Son enseignement était beaucoup moins scolaire: le maître bavardait, plutôt qu'il n'enseignait, plaisantait, ironisait, ... en tout cas ce n'était pas un enseignement rebarbatif, magistral.

Cependant, Socrate ne plaisait pas à tout le monde, certainement pas à ceux dont il raillait les ridicules ou les vices. Il avait beaucoup d'ennemis. Ainsi, lorsque Athènes eut perdu la guerre du Pélonnèse ils voulurent se débarrasser de lui. On lui fit un procès où l'on l'accusa de mépriser les dieux. Il avait 70 ans, un age avancé dans un monde où l'on mourrait beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui. Il se défendit peu, provoqua même ses juges et se laissa condamner à mort, au grand désespoir de ses amis. Il réfusa même la proposition de son ami Criton qui, qui après avoir acheté les gardiens de Socrate, lui demanda sans son succès son consentement pour organiser sa fuite. Pourquoi a-t-il refusé d'échapper à la mort?

1. parce qu'il pensait sincèrement que l'au-delà était meilleur et plus beau que notre monde.
2. parce qu'il s'est expliqué dans sa pensée: « j'ai toujors fait profession de repsecter les lois; dois-je aujourd'hui les mépriser parce qu'elles me sont contraires? Il me semble que, si j'étais sur le point de m'évader, je verrais les lois se dresser devant moi et me tenir ce language: que prétends-tu faire, Socrate? ce que tu tentes, n'est-ce pas pour nous détruire, nous, les lois de l'Eta? Crois-tu qu'une ville puisse subsister, lorsque les jugements qu'on y rend sont sans force, lorsque n'importe qui peut les réduire à néant?...Tu as aimé ta ville, ô Socrate, tu as profité de ses bienfaits; veux-tu aujourd'hui manquer de respect à ces lois qui t'ont jadis protégé?... Où iras-tu, Socrate? Enseigneras-tu dans une nouvelle patrie la vertu et la justice que tu auras ici méprisées? Quitte la vie et supporte comme un juste une condamnation injuste, réponds au mal par le bien, et montre tes vertus à ceux qui t'ont soupçonné C'est ainsi que Socrate refusa de se soustraire à la mort.

Le terme arriva. Socrate, d'un ton paisible, d'un sourire et d'un air joyeux, dit à ses amis: « Voyez, mes amis, le plaisir et le mal vont de souvant l'un derrière l'autre. je souffais à cause de cette chaîne et, maintenant que je suis délivré, je me sens bien. Quand mon âme sera délivré de mon corps, c'est alors qu'elle sera vraiment heureurse. Ne serait-ce pas une chose ridicule de la part d'un homme qui s'est préparé sa vie durant à mépriser son corps que de se révolter quand il est sur le point de s'en débarasser? Il est manifeste que notre âme n'est pas mortelle; quand elle se rend dans l'au-delà, elle n'emporte avec elle que la trace du bine et du mal que vous avez faits. Travaillez donc à vous rendre bons, courageux et justes.»


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