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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 15:12
Abe, c'est l'homme sorti du néant: Abraham Lincoln, 16ème Président des Etats-unis d'Amérique qui a  construit son combat politique autour de l'abolition de l'esclavage contre vents et marées, et en dépit de la sécession qui menaçait son pays.

Abraham Lincoln a prêté serment le 4 mars 1861. Son investiture a été suivie par la guerre qui fut terrible pendant quatre ans et qui mit en déroute les Nordistes loyalistes mais mal préparés et, surtout, mal dirigés par le général «traître» Mac Clellan que les Sudistes avaient promis la présidence s'il menageait l'adversaire. Comment pouvait-il alors réaliser le but de sa vie, à savoir l'Acte d'Emancipation des Noirs? Il fallait attendre la victoire d'Antietam, le 21 septembre 1862 pour prendre le boeuf par les cornes et décreter: «Ce premier janvier de l'an de Notre-Seigneur 1863, toute personne tenue en esclavage dans un Etat ou une partie déterminée d'un Etat, dont les citoyens sont actuellement en rébellion contre les Etats-Unis, est dès lors et pour toujours déclarée libre».

A l'issue de ce décret, 100.000 esclaves étaient libérés en décembre1863, sans que cela donne lieu à quelque trouble que ce soit. Craignant pour leur sécurité, beaucoup des «franchis» s'enrolèrent dans les armées du Nord pour fuir d'injustes représailles et pour se mettre sous la protection de «Massa Linkum». Plus de menottes, plus de fouet, plus de familles écartelées; et les enfants qui naîtraient seraient libres.

Cette décision fut la plus importante de les fonctions de président d'Abe. « Je suis fier, d'avoir pu, dans le bref instant de ma propre durée, contribuer par une obole à ce grand oeuvre dont mes yeux ne pourront voir l'achèvement», avait-il déclaré. Cependant, dans l'Amériaue de l'époque, une telle oeuvre ne pouvait s'accomplir sans reproches, railleries, menaces... et Lincoln en eut pour son lot. Malgré cela il restait debout, serein, confiant d'autant plus simple, plus humain, plus affable que l'adversité pesait sur ses épaules: «A quelque moment que je meure, je voudrais que ceux qui m'ont bien connu puissent dire que j'ai toujours ôté une épine où je pouvais et planté une fleur là où je croyais qu'elle pousserait», avait-il dit à un ami.

Lincoln n'était pas un général d'armée. Il était un avocat. Non seulement ses paroles surprenaient plus d'un, mais aussi il avait toujours le temps pour tous ceux qui avaient besoin de lui, surtout les plus démunis. Ses paroles étaient d'amour, de justice, de compassion, de solidarité, de fraternité et d'union. Mais c'était trop osé à son époque (même aujourd'hui). D'où son assassinat le 14 avril 1865.

Par cet article, nous tenons à affirmer que Abe n'est pas mort. Il n'est pas mort parce que dans tant de coeurs fervents, l'esprit du grand homme aux yeux de bonté continue de vivre. Comme Nelson Mandela, foulons, explorons le pont où Abraham Lincoln est tombé.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 12:42
     La  Case de l'Oncle  Tom  de Madame Beecher-Stowe, est  un plaidoyer vibrant contre l'esclavage. Tout le Nord loyaliste à Abe était enthousiasmé de lire cette publication. Bien entendu, Les Indiens indigènes ayant été plus ou moins exterminés, la prosperité du Sud ne subsistait que grâce aux "malheureux" Noirs importés d'Afrique. Ce qui justifie la riposte des Sudistes, parce que l'abolition de l'esclavage était considéré comme la ruine d'une vie heureuse, luxueuse et florissante. D'autant plus que la Constitution des Etats-Unis d'Amérique était muette sur ce sujet.

     Mais Lincoln était déterminé qu'il fut obligé de bousculer son irreprochable prudence. Il a été révolté par la sentence du Chief of Justice de la Cour Suprême de Missouri qui, en réponse de la demande de liberté d'un esclave, déclara:
« l'esclave, n'étant pas un citoyen, ne peut engager une action devant la Cour; il est une propriété comme une autre et le gouvernement ne peut intervenir entre propriétaire et la chose possédée»
! Partant de l'idée qu'une maison divisée contre elle-même ne peut subsister, que l'Amérique ne peut demeurer à moitié libre, à moitié esclave, Lincoln réalisa que le jour de «s'attaquer et dur» à l'esclavage était arrivé et quel que soit le prix à payer, il doit tenir sa promesse (cf. notre article précédent). C'est ainsi que le Grand Orateur est devenu un homme de coeur et de courage, comme il l'avait toujours été pendant sa carrière d'avocat. Il décida, lorsque  commença  la campagne des éléctuions sénatoriales  (1858), de se présenter comme leader du parti républicain. mais il sera battu aux urnes, malgré ses convictions, son élégance morale et sa puissance oratoire. C'est l'ironie du jeu politique. Mais il n'a pas pour autant baisser les bras. En 1860 il conquit la société New Yorkaise, par son discours vibrant. Eh bien, "ce cher Abe" toujours égal à lui-même par sa simplicité, grandissait à mesure que les choses prenaient une tournure inquiétante et devenait, au fil du temps, l'homme de la situation. Lors des élections sénatoriales  son "ami" et manager tenta de lui inviter à tremper les mains dans les magouilles habituelles du jeu politique. Celui-ci essuya un refus catégorique en deux mots:  «No bargain», c'est-à-dire,  aucun marché, aucun compromis; vaincre honnêtement ou échouer. Et , il gagna les élections sénatoriales.

     Cependant, il fallait encore attendre 5 mois d'effervescence et d'agitation avant que soient organisées les élections présidentielles qui, le 06 novmebre 1860, porteront Abe à la présidence des Etats Unis d'Amérique.  Aussitôt élu  à la magistrature suprême, Abraham Lincoln réalisa l'ampleur de la  situation.  Non seulement toute la moitié du pays était dressée contre lui à cause de son engagement contre l'esclavage, mais aussi , pour défendre  ce qu'ils  considéraient comme leur «droit», les sudistes étaient  prêts à employer tous les moyens , y compris la guerre. C'est pourquoi d'ailleurs, Abe n'a pas accueilli son élection avec des "hourrah". 

      Face à cette situation, Lincoln a vite senti qu'il fallait agir immédiatement, prendre des mesures de sécurité, "fermer la porte de l'écurie avant qu'on ait volé le cheval", disat-il. Or, James Buchanan, le Président démocrate sortant était encore en fonctions jusqu'à l'investiture officielle, c'est-à-dire, le 4 mars 1861. Les Sudistes en ont profité ainsi pour s'organiser. Ils instaurèrent la "Confédération des Etats Sudistes", avec un président, une constitution reconnaissant l'esclavage comme droit intangible! La mort au coeur, Lincoln tenta en vain une conciliation. Il proposa sans succès à quelques hommes influents parmi les confédérés sudistes d'entrer dans son gouvernement.

     IAbe n'était pas un homme de paille que de roués politiciens mèneraient à leur guise. Il s'attaquait de tout coeur, de toutes ses énergies aux problèmes de l'heure et, sous le regard de Dieu (In God We Trust, disent les Américains), prenait toutes ses responsabilité. Placé à la tête de la nation, il choisit ses conseillers au mieux de sa conscience. Ce n'ataient des "pigeons" ( comme dirait Debré), mais des "vrais conseillers", des hommes et des femmes qu'il savait intègres et de réelle valeur. Le 4 mars 186, Lincoln prêta serment, gravit solennellement le perron de la Maison Blanche, devenant ainsi le 16ème président des Etats-Unis d'Amérique dont le combat est l'Emancipation des Noirs. Comme cet étrange, un garçon  né au fond des bois, se trouva ainsi au point culminant de cette grande nation.

     Dans notre prochain article, il sera question de son combat en tant que Chef de l'Etat, dans un pays menacé par une guerre de sécession menée par les sudistes esclavagistes. A-t-il tenu ses promesses? Ou c'était du fanfaronnage comme celui du «président du pouvoir d'achat». A suivre.




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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 17:37
« Any  time  you live in a society supposedly based upon law, and it doesn't enforce its own law because the color of a man's skin  happens to be "wrong", then I say those people are justified to ANY MEANS NECESSARY  to bring about justice when the  government can't give them justice ».
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 14:12
    Cet  homme est Abraham Lincoln alias Abe, 16ème Président des Etats-Unis. Il est né dans  une Cabane de bois à Hodgenville, le 12 février 1809 et est mort assassiné le 14 avril 1865.

     Abe n'avait pas seulement des grandes orielles. Tout était dur pour lui: sa mère était morte pendant qu'il était encore petit et son père Tom vivait comme un Indien primitif dans la forêt profonde située de l'autre côté de l'Ohio.

    Ce qui nous intéresse dans la vie d'Abe, c'est d'abord le néant d'où il est sorti. Abe n'a pas fait des longues études ni beaucoup lu de livres. Mais le "peu" d'études qu'il a pu faire, il les avait bien approfondies et assimilées que sa pensée allait très loin dans bien des domaines.  Il étaonnait par ses pensées claires et généreuses, ainsi que son jugement forgé par la solitude et les bons livres qu'il a pu parcourir les pages. Il avait l'amour et le respect des mots: les mots forts, les mots charmants qui habillent ou cisèlent une excellente idée.

     Cependant, une chose l'emplissait de rage froide et glissait dans son regard et ses yeux toujours pleins de gaieté, un éclair d'acier: l'esclavage des noirs. Il répétait cette phrase à chaque fois qu'il voyait ce que subissaient les noirs dans les plantations du sud: "si un jour je peux m'attaquer à cette chose-là, je m'y attaquerai, et dur". C'est ainsi qu'il étudia le droit, s'interessa à la poésie qui lui fit découvrir Shakespeare, mais tout en restant attaché à la Bible comme son livre de prédilection. Au bout de ses études, il fut admis au barreau de Sprngfield à l'âge de 28 ans. Il exerça le métier d'avocat pendant 25 ans et devint célèbre. Il faudra souligner que son métier n'a pas été que du succès. Malgré sa célébrité, il n'acceptait pas toutes les causes qu'on lui proposait. «N'oubliez pas qu'il y a des choses légalement justes qui ne le sont pas moralement. je puis vous faire gagner votre procès, mais vous serez à couteaux tirés avec vos voisins, et il me semble que les six cents dollars que je vais vous faire gagner apprtiennent aussi bien à la partie adverse qu'à vous-même», avait-il dit un jour à un de ses clients. Cette position lui attira la haine de ses collègues de métier qui considéraient qu'il "gachait le métier". Et très vite, "l'honnête Abe" est devenu "le bizarre Monsieur Lincoln".

     Le seul défaut que je trouve chez lui est qu'il était républicain. Mais ce qui est passionnant c'est son attitude en tant qu'homme politique vis-à-vis de l'esclavage dont les conditions sont décrites par Madame Beecher-Stowe dans la Case de l'Oncle Tom. Abe avait l'esclavage en horreur. Il ne supportait le fait qu'un être humain puisse être la "chose" d'un autre.  Dans notre prochain article nous esquisserons le combat de cet homme contre cet épouvantable crime contre l'humanité.
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