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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 12:22
« ...Je veux redonner à tous les Français la fierté d'être Français. Je veux leur dire qu'ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l'Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu'ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux.
Je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté…
Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n'étaient pas des exploiteurs…

Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l'identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d'existence qu'elle n'a même pas d'identité… »

(SARKOZY Nicolas, Nice, le 30 mars 2007, Nice)

«  La plainte justifiée de mon mari n'est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les "nouveaux moyens de désinformation". Internet peut être la pire et la meilleure des choses. A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?... »

(SARKOZY Bruni, dans L'Express)
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 02:46

La fin de la guerre froide a vu s'imposer, dans les grands débats politiques et scientifiques, la question ethnique et resurgir ainsi des conflits de toute sorte que le nombre des conflits armés a considérablement accru dans le mond, surtout dans les Etats périphériques et Etats nouvellement créés.

Parlant des conflits qui minent l'Afrique, l'ethnicité possède conjointement une dimension historico-politique et une facette fondamentale de stratégie et de choix. On peut augurer que la lutte incessante pour le pouvoir finit par créer un processus ethnogenèse des conflits armés. Mais on pourra également  constater que, outre la résurgence d'anciens clivages "politico-ethno-historiques", la mobilisation politique ethniciste  qui incite à l'action collective identitaire facilite la mobilisation à grande échelle sous la banière nationaliste.

En effet, l'autodétermination des nationalités ou le "régionalisme ethnique" est une politique motivée par plusieurs raisons qui tiennent à la fois à la trajectoire historique et à des raisons conjoncturelles et stratégiques. Depuis le mileiu des années 1960, pratiquement toutes les organisations politiques se sont construites comme tentatives de solution au problème des nationalités. L'affirmation des droits des nationalités, codés en termes de "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" ou "droit à l'autodétermination", avait comme ambition de marquer la fin d'un cycle historique de la contestation. Bien que les dynamiques actuelles et les nouiveaux positionnements  des différents groupes ethniques et politiques  semblent attester la préeminence du sentiment national sur d'autres choix idéologiques ouu politiques, on retiendra, tout de même, que les différents mouvements de rébellion ne sont qu'une triste vicissitude qui entrave le rapprochement entre les commuanuatés ethniques. Et c'est d'autant plus que, en mal d'édification nationale et incapable de renoncer aux vieux réflexes militaires et d'assurer une transition vers un appareil d'Etat civil, développer les ressources et attirer les investisseurs étrangers, les dirigeants des Etats africains n'ont guerre su construire des conditions indispensables au développement des idées et à l'épanouissement de la démocratie. Ils se sont contentés d'un nationalisme à multiple facettes qui, à la fin, dérive  vers une sorte de paranoïa nationale.

Dans son article "les groupes ethniques et leurs frontières", Fréderic Bath affirme que le courant constructiviste appréhende la nation comme une sorte de transcendance de l'ethnie, articulée sur la mobilisation et la réinvention de la tradition. Fondées sur les faits politico-historiques, les attributions de l'appartenance ethnique ne sont  pas facultatives. Ceci dit, l'identité ethnique n'est pas une donnée fixe, définie une fois pour toute par des critères essentialistes. Elle n'est pas non plus une invention ou une construction de la science, mais au contraire un processus historique en interaction permanente avec les dynamiques sociales, politiques et écnomiques. Depuis l'exportation en Afrique de "l'Etat moderne" occidental, l'identité ethnique ne se forme plus exclusivement à travers les relations avec d'autres groupes ethniques, mais aussi et, surtout, à travers des relations avec l'Etat. C'est ce que nous appelons "ethnicité" dont la problématique ne saurait s'interpréter uniquement en termes culturelles, mais également au regard de la crise de l'Etat autoritaire d'une part et, d'autre part, des problèmes de consolidation démocratique que connaît la majorité des Etats africains.

L'ethnicité est donc le fait que les groupes ethniques s'organisent comme mouvement politique en rapport avec l'Etat. Lorsque ces mouvements s'organisent sur une base d'identité exclusivement ethnique, et si elles tendent de traduire leur identité par des revendications politiques vis-à-vis de l'Etat, sous forme des droits des minorités, d'autonomie politique, ou encore d'une sécession en vue de l'érection d'un Etat ethniquement homogène, ils sont qualifiés d'organisations ethnicistes. cependant, il y a également des cas où l'identité ethnique soit complètement transformée, menant à une scission de l'ethnie en plusieurs sous-groupes voire à l'abandon de l'identité ethnique existante au profit d'une nouvelle identité plus large, "la nation". Cette bifurcation est favorisée par un sentiment de déracinement et/ou de marginalisation qui résulte généralement de l'installation d'un Etat par un pouvoir  qui astreint les différentes identités ethniques existantes au profit de la nation. Ce processu s'accèlere davantage lorsque les membres de l'ethnie en question développent des théories politiques qui, de l'ethnisation, visent l'érection d'un mouvement national.

Au demeurant, l'ethnicité est une stratégie politique parce qu'elle, dans l'organisation de l'espace, une expression géographique forte, non sans incidence politiques. Certes, des résultats ont été acquis et des avancées réalisées au registre de la construction nationale, ou au nmoins de la viabilisation des Etats. Cependant, comme on peut le constater en Afrique, les graves situations d'implosions traduisent la dynamique conflictuelle dans le temps de l'ethnicité en tant que fait social et stratégie politique.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 14:01

Au diable les pauvres! Je travaille pour les CAC 40: ce qui est bon pour le patronat est bon pour la France. c'est en cette phrase que peut se resumer les 10 mois du règne Sarkozy et son UMP. Pour les Français, le Président de la République n'est pas à même d'honorer ses promesses que d'aucuns se demandent si penser éthique serait une règle jeu politique.

L'éthique est une façon de penser. C'est aussi une façon de faire parce que, plus souvent, l'on fait ce que l'on pense. Etre moral, ne signifie-t-il pas faire ce qu'il faut faire? Que signifierait alors penser éthique? C'est tout simplement penser en termes de conformité aux règles, omplicites et explicites; penser en fonction des contributions que l'on peut apporter, mais également en fonction des conséquences de ses actes pour soi-même et pour la société. 

Huit points cristallisent de notre questionnement:
1) Penser éthique c'est penser au bien être d'autrui, y compris celui des non participants. Il s'agit de tenter de maximiser les intérêts de chacun, en tenant compte de tout le monde: les riches et les pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes, citadins et paysans, patrons et ouvriers.

2) Penser éthique  c'est se considérer comme membre du monde et non comme comme un individu isolé. 

3) Penser éthique c'est obéir à la loi, mais pas se fier seulement  aux textes. Bien entendu, on doit obéir à la loi et s'y conformer au sens le plus évident. Cependant, il faut admettre que l'éthique ne se limite pas au respect de loi. Non seulement certains comportements (immoraux) ne sont pas répréhensibles, mais aussi la loi n'indique pas toujours clairement la voie à suivre et, en voie deconséquence, bien des cates qui ne sont pas illégaux ni immoraux sont néanmoins repoussants, dégoûtants, injustes et contraires à l'éthique même comme l'étalage de sa vie privée devant les cameras.

4) Penser éthique c'est se considérer, ainsi que son entreprise, comme faisant partie intégrante de la société. D'autant plus que les Chefs d'entreprise sont des citoyens dans la société. Ils doivent partager la trame des sentiments qui la constituent et apporter même une large part. Ceci étant, les entreprises ne vivent pas en vase clos: elles existent et prospèrent parce qu'elles bénéficient de la société. par conséquent, elles doivent la servir et ne doivent pas la nuir. On dit parfois que le monde des affaires a ses propres codes de conduite morale différent des règles qui régissent la société  dans son ensemble. Telle n'est pas notre opinion. Le monde de business est soumis aux mêmes règles morales que le reste de la population parce que  nous formons tous ensemble un tissu social qui nous englobe. Dans le cas contraire, nous sommes vraiment mal partis.  

5) Penser éthique c'est se conformer aux règles. Il semble que je me répète. NON.  Je souligne ici la règle la plus évidente  et la plus incontournable, et la signification la plus acceptable  de la conformité. ON peut mettre en cause la pertinence d'une règle morale et/ou avoir des questions d'interprétation. Mais, en tant que «impératifs catégoriques» (Kant), elles constituent une exigence absolue  et sans compromis  qui s'appliquent à tous. Certes, il est difficile de les appliquer, mais il faut admettre que les règles morales sont au coeur de l'éthique. Il ne peut pas y avoir d'éthique, de commerce, de politique sans elles.

6) Penser éthique c'est rester objectf. Il est vrai que l'éthique n'est pas une science. Toutefois, elle a un point commun avec celle-ci. Ses règles s'appliquent à tous et il est essentile de se placer de l'autre côté, c'est-à-dire du point de vue ou à la place d'autrui. En effet, le fait qu'ue action soit moralement juste est totalement indépendant du fait qu'elle soit  ou non dans l'intérêt de son auteur ou de ses opinions personnelles.

7) Penser éthique c'est se poser la question: «Quel type d'individu ferait une telle chose?». Il s'agit de trouver «The right man (or the right  woman) at the right place (l'homme ou la femme qu'il faut à la place qu'il faut). 

8) Penser éthique c'est respecter les coutumes des autres, mais pas aux dépens de sa propre éthique. 

Tout bien considéré, penser l'éthique, finalement, ce n'est rien autre  que se considérer soi-même comme citoyen et mettre ses actions au bénéfice de la collectivité, en ayant le souci du bien-être des autres et, en retour, un certain amour-propre, un respect pour soi-même. Comme le souligne Peter Drucker, je cite: «c'est être capable de se regarder dans le miroir quand on se lève le matin». En pensant éthique, on ne peut devenir plus mauvais, on ne peut devenir que meilleur.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 13:13


 

Bien que le mot ethnie ait un long passé, l’usage anglo-saxon d’« ethnicity » (ethnicité) n’introduit un concept dans les sciences sociales qu’au cours des années 1970. Ses connotations initiales en anthropologie, en sociologie et en sciences politiques ont imprégné les recherches que le concept ethnicité articule aujourd'hui le holisme, la domination et l'antagonisme. L’analyse de ces différents postulats permet, non seulement de déterminer les différentes dimensions de l’ethnicité, mais aussi d’établir son rapport avec le comportement politique et de mesurer l’importance que les belligérants attachent à leur identité nationale par rapport à leur identité ethnique ; c’est-à-dire, le rapport entre l’ethnicité et le nationalisme.

1. Le holisme (ou le postulat groupal):

 Faisant de la société un ensemble de groupes indépendants, différencié de l’extérieur et homogène à l’intérieur, l’ethnicité est un fait social qu’il faut reconnaître et appréhender dans ses dimensions aussi bien objectives que subjectives. Dès lors, « si l’on admet que la nation est bien une construction historique, à la fois politique et culturelle, il faudrait également admettre que cette construction ne peut se faire sans travail de la mémoire et de la culture ; sans cette capacité de parler au passé, de l’inventer et de le réinventer ; ce sentiment d’être différent sans lequel il n’y a de sentiment national », écrit Alain Dieckhoff.1 


En effet, « en distinguant le groupe ethnique des autres catégories sociales (le prolétariat, la bourgeoisie, …) en fonction de la référence obligatoire à la croyance en des ancêtres communs, réels ou putatifs, Max WEBER offre une définition qui ouvre la voie à une approche constructiviste de l’ethnicité », souligne Juteau.2 

De ce point de vue, l’ethnicité ne dépend pas seulement de traits objectifs indiscutables, empiriquement constatables, mais également d’un « processus spécifique d’élaboration ». Ainsi, loin d’être une singularité symbolico-culturelle née de l’isolement, l’ethnicité est une identité politique collective dont la nature est relationnelle et processuelle. Ainsi dit,
 l’approche à la fois objective et subjective de l’ethnicité s’infléchit sur la constitution de frontières mouvantes et fluctuantes reposant sur les relations sociales et politiques qui rendent opérantes des différences à partir desquelles se mobilisent les différents acteurs. Ces frontières établissent la distinction entre le « nous » et le « les autres », c'est-à-dire ceux qui appartiennent au groupe et ceux qui en sont exclus. D'où: 
- un nom collectif : il sert de signe et d’emblème à la communauté en la distinguant des autres et en synthétisant son essence ; 
- un mythe d’ascendance commune: il fournit un narratif de la provenance et de la tradition et se dresse en authentique mythomoteur de différence collective ; 
- une histoire partagée: elle offre un sujet collectif une continuité temporelle à travers les générations et fixe les valeurs et les grands traits de la différence spécifique du groupe ; 
- l’association à un territoire qui sert davantage de référent mythique que de base matérielle ; 
- un sentiment de solidarité qui l’emporte sur les autres divisions sociales (classe, religion, localisation, ethnie, …) ; et 
- un mouvement politique de résistance, en défense de l’identité. 3


Dans le cas des conflits qui minent l'Afrique, les dimensions de l’ethnicité se sont construites dans le contexte de relations sociales qui résultent de la colonisation et du manque d'espace démocratique. Accompagnés des pratiques d’appropriation, d’exploitation et d’exclusion, les années d’empreinte coloniale et de despotisme ont largement provoqué l’émergence de collectivités distinctes et tracé de nouvelles frontières. Le groupe dominant conservant le monopole des ressources et de leur distribution, ont apparu alors des « communalisations » qui englobent des intérêts matériels et idéels tels que le contrôle et la répartition des biens économiques et sociaux, l’honneur et le prestige, la culture nationale ainsi que les représentations. C’est la nature de cette relation qui illumine les revendications identitaires et poussent « les peuples conquis » à réclamer l’indépendance politique.

En effet, suite à l’invasion coloniale les Etats africains se sont vu reconnaître des frontières. Considérée comme une macule par les uns (les panafricanistes) et comme un avantage par les autres, la colonisation les frontières issues de la colonisation ont transformé la société africaine et suscité des divergences lourdes des conséquences selon que l’on habite de l’autre côté de la ligne de démarcation. Outre la création des nouveaux territoires qui a agrégé des peuples, la colonisation a également déclenché chez certains peuples un fort sentiment de supériorité qui les conduira à mener une politique expansionniste.

Au demeurant, la forme et l’intensité que peut prendre l’ethnicité sur la scène politique reste bien souvent conditionnées par les manifestations politiques dont celle-ci est l’objet des entrepreneurs politiques. Les marques de la dimension de l’ethnicité délimitant les frontières (langue, religion, couleur de la peau, région, etc.) sont choisies au sein des relations constitutives de groupes sociaux. Et, ce d’autant plus que, outre la culture matérielle et non matérielle, les groupes ethniques reposent sur une mémoire, sur des représentations qui se construisent au fil des années. Il s’agit des éléments historiques qui pré-existent aux rapports sociaux nouvellement établis et qui possèdent un sens en dehors d’eux. Dans ce cas d’espèce, ce qui est mobilisé dans la communalisation ethnique appartient dans la relation de domination, celle-ci étant beaucoup plus focalisée sur la reconnaissance des frontières que sur leur effacement.

2. Le postulat de domination :

« La domination c’est tout ce qui occulte le rapport constitutif de la dimension externe de la frontière ethnique, essentialise et fige ce qu’on y trouve à l’intérieur », affirment Jean Tournon et Ramon Maiz4

Par domination, nous sous-entendons la subordination d’un ou plusieurs groupes ethniques différents à la culture hégémonique, laquelle subordination est approuvée implicitement et traduite en diverses politiques d’assimilation.
En effet, certains groupes ethniques sont considérés comme culturellement spécifiques et d’autres universels à cause des places qu’ils occupent respectivement à l’intérieur des rapports ethniques, les majoritaires (politiques) dictant leurs propres projets et leur propre histoire aux minoritaires. Les majoritaires n’accordent pas aux minoritaires la liberté de définir leur propre vie en fonction de leur trajectoire historique et leur sens de l’histoire. Ils perçoivent en outre les minoritaires en termes d’attributs qui sont définis en termes d’essence plutôt que d’histoire. De surcroît, ces attributs qui sont utilisés par le groupe dominant pour justifier la clôture monopolistique qu’il impose aux minoritaires, renforçant leur subordination économique, politique et culturelle. C’est ce qui fonde la communalisation ethnique, c'est-à-dire « l’apparition d’un sentiment subjectif d’appartenance à une même communauté.»5


Ainsi, croyant incarner l’universel, les dominants attribuent la spécificité, la différence aux dominés. Quand cette différence est perçue comme fondée sur l’origine commune, on la nomme ethnicité. Non seulement cette conception fait reposer la collectivité et ses actions sur la « fausse croyance » en des ancêtres communs, mais aussi elle masque le double rapport de domination qui la fonde. Ses traits sont essentialisés, puis utilisés par les dominants pour justifier diverses pratiques d’exclusion, allant des politiques assimilationnistes à l’expulsion et à la guerre. En fait, ce n’est pas la croyance en des ancêtres communs qui cause la guerre. C’est plutôt le refus de l’historicité de l’autre et de la domination exercée. Ce qui, par ailleurs, constitue le caractère durable de l’ethnicité, c'est sa capacité mobilisatrice, son caractère d’antagonisme. Raison pour laquelle elle est aujourd’hui considérée comme un comportement politique. C’est également la domination qui engendre une conception essentialiste et statique d’identité. Lorsqu’on masque les rapports qui provoquent la communalisation ethnique, on pense à l’ethnicité comme quelque chose de donné, qui existe en dehors du temps, orientant le comportement des individus et la place des collectivités au sein de l’univers social. Et lorsqu’un groupe en vient à intérioriser ces définitions, il tend à construire comme fixes et rigides ses propres frontières. De ce fait, dans un processus complexe, ils réintroduisent éventuellement l’histoire qui leur est refusée, en ayant tendance à la figer, à purifier la dimension externe de l’ethnicité, à l’homogénéiser de manière à justifier leurs propres projets de libération. Leurs luttes s’articuleront souvent en termes d’histoire commune qu’ils reconstruisent en excluant les « autres » et aux rapports ayant constitué la collectivité dont ils se réclament.

3. Le postulat d’antagonisme.

La coexistence de groupes dont les caractéristiques, les valeurs et les intérêts diffèrent, engendrent inévitablement du conflit, expression obligée du pluralisme. La fin de la guerre froide a vu s’imposer, dans les grands débats politiques et scientifiques, la question d’identité et resurgir, ainsi, des conflits de toute sorte. Vérifiant la pertinence de l’argumentation de Muëller qui considère obsolète les guerres (majors wars/les guerres majeurs), Fortmann et Gomand constatent que les guerres restent dans les Etats périphériques et/ou les Etats nouvellement créés et, dans la plupart des cas, le conflit porte sur un différend frontalier6


Quoi que, comme le démontre l’éclatement de l’ex-URSS et de la Yougoslavie, les situations qui rendent possible une activation des identités ethniques et la transformation des relations interétatiques ne soient pas l’apanage de l’Afrique, c’est naturellement au continent noir que l’on pense instinctivement lorsqu’on évoque l’ethnicité. Non seulement cette conscience d’appartenance à un groupe humain différent et de le revendiquer y imprègne profondément les imaginaires et les comportements, mais aussi participe puissamment à l’organisation sociale et politique des Etats. En effet, l’histoire, la géographie et les civilisations manipulées à volonté par les pouvoirs politiques pour fabriquer des vérités souvent contradictoires, restent les chasses gardées de l’Etat parce que c’est essentiellement dans ces lieux de pensée que se forme, se produit et se reproduit l’idéologie identitaire et, ainsi, la « conscience nationale ». Presque toutes les constitutions suivent un schéma stato-national analogue : un Etat-nation d’un côté et des communautés de l’autre. Cependant, celles-ci ne sont pas considérées comme des composantes constituantes des nations avec les droits qui en découlent. Elles sont plutôt reconnues comme des communautés cohabitantes, juxtaposées, parallèles aux nations fondatrices, et bénéficient de droits et obligations qui sont induits.
Au niveau conceptuel, l’histoire des nations est une fluctuation permanente entre souvenir et l’oubli. Si le souvenir sert d’élément stimulant à la résurgence identitaire, le refus de l’oubli ainsi que les mémoires amères mêlées à des sentiments exclusivement indépendantistes ou sécessionnistes prévaut ici et là et conduit à réclamer le remodelage et l’extension de leurs frontières et de brandir les cartes de « grande nation ». En conséquence, loin d’être une querelle frontalière, les conflits africains sont des guerres des mémoires nationales. L’histoire est reconstruit et remodelé de façon monoethnocratique par les pouvoirs en place qui l’empreint de sa vision pour qu’il corresponde aux nécessités du présent et aux stratégies dominantes, « l’intérêt national en Afrique est plus polarisé autour de l’ethnie que de la nation »7.


Cependant, comme le démontre le nationalisme pluriethnique érythréen, ainsi que la situation en Somalie, l’intérêt national ne renvoie pas toujours à une situation d’homogénéité ethnique. Par contre, il est défini de manière unilatérale par les gouvernants. Ainsi mise en perspective, la problématique de l’ethnicité en Afrique s’interprète au regard de la crise des Etats. Ce schéma d’explication montre que c’est l’intersection frontière/ethnie qui provoque inéluctablement le litige : le sentiment d’appartenir à un ensemble ayant été postérieur aux tracés, l’ethnogènese identitaire s’se s'est réalisée comme une conséquence, dans le temps, des dispositifs frontaliers successifs. De ce point de vue, il n’est pas étonnant de constater que le référent national reste un champ spatial comme tant d’autres, bien que d’un ordre de grandeur supérieur aux champs ethniques ou régionaux.

Sommes toutes, loin d’être un processus d’identification, l’ethnicité est un produit politique de l’interaction entre acteurs et structures. Toutefois, le fait d’être une construction politique n’entraîne pas qu’elle soit totalement malléable : les identités collectives ont une inertie qui leur est propre et elles bougent en réponse à des situations endogènes et des changements exogènes, les postulats. En plus, il faudra admettre que la logique identitaire oscille selon les contextes, les formats organisationnels ainsi que le répertoire de mobilisation. C’est donc un produit du travail complexe des leaders, organisations et discours politiques.

1 DIECKHOF, A., « La déconstruction d’une illusion. L’introuvable opposition entre nationalisme politique et culturel », L’année sociologique, 46(1), 1996, p.53.

2 JUTEAU, D., «L’ethnicité comme rapport social», dans Mots/Les langages du politique, n° 49 décembre 1996, Paris, Presses de Sciences Po, p. 98.

3 TOURNON, J., et MAIZ, R., Ethnicisme et politique, Paris, L’Harmattan, 2005, p.18.

4 Ibidem, p. 16

5 DIECKHOFF, A., idem.

6 FORTMANN, M. & GOMAND, J., « L’obsolescence des guerres interétatiques ? Une relecture de John Mueller », dans Raisons politiques, n° 13, février 2004, p. 79.

7 CLARK, J. F., « Realism, neo-realism and Africa’s international relation in the postcold War Era», Africa’s challenge to International Relations Theory, New York, Palgrave, 2001, p.86.

 

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 15:34
C'est l'histoire de Pisistrate, l'homme qui ne reste sur sa défaite. Solon, le vénérable législateur d'Athènes, l'avait bien compris. Il  appelait Pisistrate "renard" et n'hésitait pas à mettre ses concitoyens en garde contre lui. «C'est votre  lacheté qui fera votre malheur» avertssait-il ses concitoyens avant d'ajouter:«Vous écoutez ses beaux  discours et vous ne voyez pas ses actes. Vous vivez heureux en république, vous vous réveillerez un jour au pouvoir d'un tyran». Mais le peuple d'Athènes était si naïf qu'il avait tombé sous le charme de Pisistrate: les artistes, les ouvriers agricoles, les bergers de montagne, les intellectuels, les philosophes, les historiens, les voyous... et même les «étrangers» avaient trouvé en lui un défenseur de leur cause. Il était si charlatan, si felin qu'un jour, il se renda à la place publique gardée par ses amis et cria: «on veut m'assassiner. Je réclame la garde» pour susciter la compassion de ses disciples. Avec des cris d'aindignation, ses partisans crièrent au complot et votèrent pour la garde.

Quelques mois après, Pisistrate, devena maître d'Athènes poussa ainsi Solon et quelques fidèles qui lui restaient à une retraite déséspérée. Quelques jours plus tard, Pisistrate organisa sa rentrée solennelle: cavaliers, fils de grandes familles aristocratiques, les dardes du corps, les fidèles montagnards, les robustes artisans, les nains, les fils du tyran, jeunes gens de grande allure, connus et moins connus se rassemblèrent à la pace publique brandissant leurs trompettes et invitant les citoyens d'Athènes de récevoir avec bienviellance Pisistrate, fils d'Huippocratès.

Pendant son règne, Pisistrate a tout rassemblé sur lui que rien ne lui manqua: l'argent, l'or, les bijoux, des lunettes étincelantes, la casquette, les bracelets, etc. Il était entouré des femmes qui, épouvantées, s'abattaient front contre terre. Il s'intéressa aux riches à qui il distribuait des cadeaux, se moqua des pauvres, des malades, des «étrangers», des jeunes et vieux... et s'adonna à la fête. Il était si festif que plus les jours avancaient, plus l'économie tournait mal et plus son incampacité se manifestait. C'est ainsi que petit à petit, sans epsoir, la foule qui l'a mis à la tête d'Athènes commença à lui tourna le dos.

Comment a-t-il été possible qu'un stratagème aussi grossier ait pu réussir chez ces Athéniens qui passent pour être, parmi les Grecs, les plus sensés? Je demande aux lecteurs de me donner les éléments de réponse.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 11:56
«Ah! les juges auraient bien souhaité le mettre à mort tout de suite, notre maître bien aimé. mais le Dieu a protégé Socrate, (...). Il a bien fallu nous laisser notre Socrate, et la joie de converser avec lui trente jours encore.  Aujourd'hui, le délai vient à terme.  (...)!  Je ne sais pas, vois-tu, si notre maître lui-même souhaiterait un nouveau délai».
C'est ainsi que conversaient , avec une paisible tritesse, les amis de Socrate devant la prison du philosophe, quelques heures avant sa mort.

Personne n'était plus connu, plus populaire à Athènes que le sage Socrate. alors que ce ne sont pas les hommes brillants et des premiers plans qui manqaient à Athènes à son époque: Phidias, Périclès, Cimon, Sophocle, Alcibiade, Euripide, ... la liste est très longue.  Qui était-ce Socrate pour attirer la gloire?

Socrate n'était ni «bling bling» (il n'avait pas ni fortune ni des amis fortunés), ni génie militaire, ni «star», ni homme d'Etat. Il était pauvre, modetse famille (son père fabriquait des statuettes de piété) et d'une laideur proverbiale: le nez camus, la face courte et chauve de bonne heure. Malgré sa pauvreté, il se consacra à la science et parvint vite à le certitude que l'étude des hommes était beuacoup plus intéressante encore. Il s'appliqua à se faire une sur toutes choses des idées personnelles: sur le gouvernement de l'Etat, sur la conduite des hommes privés, sur ce qui est bien et ce qui est mal, sur les espoirs de l'homme après la mort, etc.  En le voyant toujours gai, malgré sa pauvreté et ses ennuis, en l'écoutant au hasard des rencontres parler si juste et si clairement de tout, certains Athéniens, jeunes et vieux, le suivirent, l'entourèrent et le supplièrent de les recevoir comme ses élèves et ses amis. Socrate enseignait partout, sur les places  publiques, dans les jardins, en dînant chez ses amis, en se promenant sur le bord de l'Ilissos, ce petit fleuve d'Athènes dont les Grecs appréciaent les berges ombragées et fleuries. Son enseignement était beaucoup moins scolaire: le maître bavardait, plutôt qu'il n'enseignait, plaisantait, ironisait, ... en tout cas ce n'était pas un enseignement rebarbatif, magistral.

Cependant, Socrate ne plaisait pas à tout le monde, certainement pas à ceux dont il raillait les ridicules ou les vices. Il avait beaucoup d'ennemis. Ainsi, lorsque Athènes eut perdu la guerre du Pélonnèse ils voulurent se débarrasser de lui. On lui fit un procès où l'on l'accusa de mépriser les dieux. Il avait 70 ans, un age avancé dans un monde où l'on mourrait beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui. Il se défendit peu, provoqua même ses juges et se laissa condamner à mort, au grand désespoir de ses amis. Il réfusa même la proposition de son ami Criton qui, qui après avoir acheté les gardiens de Socrate, lui demanda sans son succès son consentement pour organiser sa fuite. Pourquoi a-t-il refusé d'échapper à la mort?

1. parce qu'il pensait sincèrement que l'au-delà était meilleur et plus beau que notre monde.
2. parce qu'il s'est expliqué dans sa pensée: « j'ai toujors fait profession de repsecter les lois; dois-je aujourd'hui les mépriser parce qu'elles me sont contraires? Il me semble que, si j'étais sur le point de m'évader, je verrais les lois se dresser devant moi et me tenir ce language: que prétends-tu faire, Socrate? ce que tu tentes, n'est-ce pas pour nous détruire, nous, les lois de l'Eta? Crois-tu qu'une ville puisse subsister, lorsque les jugements qu'on y rend sont sans force, lorsque n'importe qui peut les réduire à néant?...Tu as aimé ta ville, ô Socrate, tu as profité de ses bienfaits; veux-tu aujourd'hui manquer de respect à ces lois qui t'ont jadis protégé?... Où iras-tu, Socrate? Enseigneras-tu dans une nouvelle patrie la vertu et la justice que tu auras ici méprisées? Quitte la vie et supporte comme un juste une condamnation injuste, réponds au mal par le bien, et montre tes vertus à ceux qui t'ont soupçonné C'est ainsi que Socrate refusa de se soustraire à la mort.

Le terme arriva. Socrate, d'un ton paisible, d'un sourire et d'un air joyeux, dit à ses amis: « Voyez, mes amis, le plaisir et le mal vont de souvant l'un derrière l'autre. je souffais à cause de cette chaîne et, maintenant que je suis délivré, je me sens bien. Quand mon âme sera délivré de mon corps, c'est alors qu'elle sera vraiment heureurse. Ne serait-ce pas une chose ridicule de la part d'un homme qui s'est préparé sa vie durant à mépriser son corps que de se révolter quand il est sur le point de s'en débarasser? Il est manifeste que notre âme n'est pas mortelle; quand elle se rend dans l'au-delà, elle n'emporte avec elle que la trace du bine et du mal que vous avez faits. Travaillez donc à vous rendre bons, courageux et justes.»


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 10:26

  

     La politique prônée par le gouvernement Fillon et les lois conséquentes qui sont votées enfoncent notre pays dans une crise sociale et idéologique. Chacun peut l'affirmer: "la France connaît une crise idéologique." Certes, les dernières élections présidentielles ont mis en tête de la nation un président ultralibéral qui a repris et recyclé les idées et le slogan de l'extrême droite que les Français - même ceux qui ont voté avec bonne foi Sarkozy - s'interrogent  sur ce que vont devenir les droits sociaux en France. De la remise en question de certains droits légaux - notamment le droit de grève - à l'instauration des peines planchers, en passant par les franchises médiacles, les tests ADN pour les candidats africains au regroupement familial, la droite Sarkozyste va faire éclater la société française que l'on se demande si la devise de la France n'est pas passé de «Liberté-Egalité-Fraternité» à «Liberticide-Inégalité-Supicion». Aujourd'hui, les Français réalisent que, avec Sarkozy, mieux vaut être riche, star et mannequin qu'être pauvre, laid et inconnu.

 

Cependant, au-delà de l'anxiété, les résultats des législatives ont quelques matières à réflexion pour les Français: ils ont permis de bousculer la mise en place de la fameuse « TVA sociale », qui n'est autre qu'une escroquerie qui consiste à accroître les profits des plus fortunés au dépens des plus démunis. Au lendemain des municipales et cantonales, d'autres défis nous attendent. Ils nécessitent une union de la gauche pour promouvoir des nouvelles envies qui, sans renier notre histoire, s'appuyeront sur nos atouts pour avancer tous ensemble dans la lutte contre la politique ultralibérale de l'UMP. Ce combat est le nôtre, nous les hommes et les femmes de la gauche. En effet, pour ceux qui veulent prendre connaissance des raisons qui fondent notre combat, nous leur proposons trois points:
1.
C'est nous qui portons une critique lucide de la politique de la droite,
2. C'est nous qui préconisons une méthode pour faire autrement et avancer,
3. C'est nous qui avons des propositions cohérentes aptes à résoudre les problèmes sociaux et économiques de la société.


Face à la politique de la droite qui répond uniquement aux exigences du grand patronat, nous appelons à la mobilisation contre des inégalités sociales que veut instaurer le gouvernement UMP. Comme nous nous y sommes engagés, nos actions consistent à utiliser les possibilités qui nous seront offertes pour construire une société plus sociale, solidaire et fraternelle. C'est-à-dire, faire progresser les valeurs de la République pour lesquelles nous luttons: innovation, combat, union, solidarité , courage et fraternité sont les mots cadres qui nous animent et font notre force. Nous menons actuellement, au sein du PCF, un travail de fond pour sortir de la crise idéologique qui mine les esprits. Nous voulons ranimer les espoirs, mener un combat contre le sentiment d'impuissance, lutter pour l'insertion de chacun dans l'emploi, la formation, l'éducation, la responsabilité, sans rejets ni exclusions, sans distinction de race et/ou de sexe et sans discrimination.

Plusieurs chantiers sont en route. Ils consistent en la promotion des droits sociaux pris en otage par le Gouvernement Fillon. A cet égard , nous proposons le changement de la conception et des méthodes d'action politique.
1. Nous estimons notamment que chaque travailleur doit disposer des informations et pouvoirs qui lui permettent d'assumer les charges de particpation à la prise de décisions de l'entreprise. Il ne s'agit pas d'agir contre les décideurs en place, mais plutôt avec les decideurs patronaux et étatiques d'aujourd'hui et de demain pour imposer la participation de tous et permettre à chacun de comprendre la nature des problèmes posés, les options des choix et d'intervenir à temps par lui-même. Cette proposition telle qu'elle a été formulée par MGB reste un des moyens pour lutter contre les lincienciments et d'autres abus socio-économiques. Pour les ouvriers, les employés (25 et 28% de la population), avec les syndicats, c'est la conquête de nouveaux droits et pouvoirs tandis que pour les patrons, c'est l'obligation de partager les informations et les rôles directionnels.

2. Consolider les bases sur lesquelles réposent notre société que la droite sarkozienne est en train de délabrer. Nous nous proposons de révaloriser les activités humaines, de lutter contre la stigamtisation des pauvres et des «étrangers» (ceux qui ne ressemblent pas à «nous») devenus les boucs émissaires de la misère de la France. Il s'agit de mener une bataille de résistance sur terrain et de réaliser un projet alternatif à celui de Nicolas Sarkozy et ses lieutenants. Notre détermination est de barrer la route à Dominique Perben avec ses recrues «millonistes» et «villieristes». Pour cela, nous abordons ces échéances avec la plus forte détermination pour que notre ville de Lyon soit gérée par une municipalité de gauche poursuivant l'action menée depuis 2001 sous l'animation de Gérard Collomb.

3. Par l'importance des décisions qui s'y prennent sur nos vies de tous les jours, nous nous sommes également engagés à renforcer notre participation au Conseil général du Rhône, actuellement présidé par Michel Mercier (UDF-Modem) avec comme Vice-Président Dominique Perben (UMP-Sarkozy) afin de combattre que notre département soit le bastion où s'applique le politique de remise en cause des droits sociaux. Ce combat s'inscrit dans notre dynamique qu'est d'Agir concrètement contre les inégalités. Nous voulons mettre notre expérience au service des populations noyées dans la misère à cause des bas salaires, de manque d'emploi, des diffultés de se loger dignement; les populations qui vivent non pas des fins de mois, mais des débuts des mois difficiles; ces garçons et filles laissés à la «périphérie» de la société alors que ceux qui dorment sur leurs rentes s'enrichissent de plus en plus.

Après les élections présidentielles qui ont porté au pouvoir le «Président décomplexé» Nicolas Sarkozy (Président «bling bling») et les législatives qui ont confirmé Fillon dans ses fonctions de Premier Ministre, la construction d'un nouveau rassemblement populaire majoritaire s'avère plus que jamais important, surtout pendant ces municipales et cantonales. Ce rassemblement est inséparable d'une grande action à conduire pour avancer dans la voie de la justice sociale et de la solidarité tant nationale qu'internationale.

Nous sommes convaincus que le projet de société porté par les candidats de gauche, surtout les communistes, est une issue durable et réelle à la crise idéologique que connaît à présent notre pays. Il consiste à relancer les productions et l'économie pour créer des emplois et des richesses supplémentaires. Parce que, plus qu'hier, la France a besoin de plus de justice et plus d'équité dans la redistribution des richesses. Le fossé qui existe actuellement entre les riches et les pauvres impose une action quotidienne associant les rassemblements dans les luttes pour résister à la politique de la droite. L'originalité de notre démarche tient à la fois à notre diversité, à l'ouverture que nous proposons à d'autres forces de gauche et au contenu même du combat. Dans ce mouvement, nous sommes porteurs de solutions aux différents niveaux décisionnels, à commencer par le niveau municipal et cantonal.

 

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 15:12
Abe, c'est l'homme sorti du néant: Abraham Lincoln, 16ème Président des Etats-unis d'Amérique qui a  construit son combat politique autour de l'abolition de l'esclavage contre vents et marées, et en dépit de la sécession qui menaçait son pays.

Abraham Lincoln a prêté serment le 4 mars 1861. Son investiture a été suivie par la guerre qui fut terrible pendant quatre ans et qui mit en déroute les Nordistes loyalistes mais mal préparés et, surtout, mal dirigés par le général «traître» Mac Clellan que les Sudistes avaient promis la présidence s'il menageait l'adversaire. Comment pouvait-il alors réaliser le but de sa vie, à savoir l'Acte d'Emancipation des Noirs? Il fallait attendre la victoire d'Antietam, le 21 septembre 1862 pour prendre le boeuf par les cornes et décreter: «Ce premier janvier de l'an de Notre-Seigneur 1863, toute personne tenue en esclavage dans un Etat ou une partie déterminée d'un Etat, dont les citoyens sont actuellement en rébellion contre les Etats-Unis, est dès lors et pour toujours déclarée libre».

A l'issue de ce décret, 100.000 esclaves étaient libérés en décembre1863, sans que cela donne lieu à quelque trouble que ce soit. Craignant pour leur sécurité, beaucoup des «franchis» s'enrolèrent dans les armées du Nord pour fuir d'injustes représailles et pour se mettre sous la protection de «Massa Linkum». Plus de menottes, plus de fouet, plus de familles écartelées; et les enfants qui naîtraient seraient libres.

Cette décision fut la plus importante de les fonctions de président d'Abe. « Je suis fier, d'avoir pu, dans le bref instant de ma propre durée, contribuer par une obole à ce grand oeuvre dont mes yeux ne pourront voir l'achèvement», avait-il déclaré. Cependant, dans l'Amériaue de l'époque, une telle oeuvre ne pouvait s'accomplir sans reproches, railleries, menaces... et Lincoln en eut pour son lot. Malgré cela il restait debout, serein, confiant d'autant plus simple, plus humain, plus affable que l'adversité pesait sur ses épaules: «A quelque moment que je meure, je voudrais que ceux qui m'ont bien connu puissent dire que j'ai toujours ôté une épine où je pouvais et planté une fleur là où je croyais qu'elle pousserait», avait-il dit à un ami.

Lincoln n'était pas un général d'armée. Il était un avocat. Non seulement ses paroles surprenaient plus d'un, mais aussi il avait toujours le temps pour tous ceux qui avaient besoin de lui, surtout les plus démunis. Ses paroles étaient d'amour, de justice, de compassion, de solidarité, de fraternité et d'union. Mais c'était trop osé à son époque (même aujourd'hui). D'où son assassinat le 14 avril 1865.

Par cet article, nous tenons à affirmer que Abe n'est pas mort. Il n'est pas mort parce que dans tant de coeurs fervents, l'esprit du grand homme aux yeux de bonté continue de vivre. Comme Nelson Mandela, foulons, explorons le pont où Abraham Lincoln est tombé.

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 12:26
Considérer la guerre comme moyen d'expression de l'identité nationale renvoie à la compréhension des mécanismes fondamentaux par lesquels les belligérants se forgent une conscience de l'identité  et du territoire. En plus des aspects géopolitiques et géostratégiques courantes comme l'enclavement, le contrôle des terres et de ses sichessses (sol et sous-sol), les litiges de démarcation des frontières ... qui interviennent dans l'explication des conflits armés, il existe également une logique de longue durée liée à nos représentations qui, lorsqu'elles ne sont pas bien comprises et intégrées dans la diade «structure» et «système» débouchent à des conflits armés.

Phénomènes recurrents de la politique internationale, les conflits posent les questions qui touchent les relations entre les humains, les nations et/ou les Etats. La diversité des projets étatiques, leur oppposition, constituent, d'une manière ou d'une autre, une source de conflits internationaux car, dans l'effort incessant d'accroissement de la sécurité et dans la poursuite de la défense des intérêts aussi bie politiques qu'économiques, les Etats avivent l'insécurité et la risposte militaire conséquente. Ainsi, sous couvert de défendre leurs «intérêts nationaux», les Etats soit ils fortifient leurs frontières contre l'«étranger», soit ils renforcent avec leurs «voisins» (ennemis potentiels) des liens de coopération, soit, au contraire , ils cherchent à les abattre dans une guerre de conquête baptisée «guerre préventive».

Ce qui intéresse dans la conception de la guerre en tant qu'expression géographique de l'identité nationale, ce n'est pas l'étude des appartenances identitaires des belligérants ni le fait qu'il y ait, de la part d'une partie en conflit, la perception subjective des paramètres identitaires et que ceux-ci soient pris en considération en tant qu'identificateur du groupe. C'est plutôt la valeur symbolique que traduit l'éventuelle émergence d'un groupe ethnique et/ou nationale dans la vie politique d'un Etat ou en vue de former un Etat. En effet, il importe, non seulement de décrypter la séquence d'événements qui conduisent à l'affrontement (analyse de l'escalade de la violence), mais aussi de démontrer comment le conflit parvient-il à avoir une dimension identitaire (étude des formes, évolution et transformations de la guerre).

Comme l'affirment Barry Buzan et Ole waever  «(...) la principale menace que doit affronter une société porte sur les dimensions de son identité (...), lesquelles lui permettent de se distinguer des autres groupes (..)» (Keith Krause, «Approche critique et Constructivisme des études de la sécurité», dans http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/FD001309.pdf, page visitée le 8 juin 2006). Il est bien évident que l'on porte une attention particulière aux paramètres identitaires dans l'étude de l'escalade de la violence, de formes et transformations de la guerre.  C'est pourquoi d'ailleurs, de nos jours, la question d'identité s'impose dans les grands débats politiques .

Certes, comme le démontrent les conflits armés qui ont suivi la Chute du Mur de Berlin, ainsi que la dislocation de l'empire soviétique et de la Yougoslavie, les situations qui rendent possible une activation des identités et des territoires dans l'étude des relations internationales ne sont pas l'apanage de l'Afrique. Néanmoins, il est devenu naturel que l'on pense instinctivement au continent noir chaque fois que l'on évoque  la question des conflits identitaires et des territoires. Non seulement la conscience d'apprtenir à un groupe identitaire donné et la volonté de le revendiquer y imprègnent profondément les imaginaires et les comportements, mais aussi participent puissament à l'organisation sociale et politique de l'«Etat moderne» que quasi toutes les organisations suivent un schéma stato-national qui place l'Etat-nation d'un côté et les communautés de l'autre. Pourquoi?

Parce qu'en dépit de la domination coloniale qui a rompu la dynamique historique de leur construction étatique, la nature des sociétés africaines demeure plurinationale. De ce fait, les nations précoloniales qui furent marqueurs identitaires de ces Etats multinationaux survécurent malgré leur morcellement et leur éparpillement sur plusieurs territoires étatiques par la colonisaton. De la nation juridique «Etat», on retrouve ainsi une nation sociopolitique dite «Ethnie». Cel qui procède à la fois d'une communauté de caractères (langue, religion, lien de sang, histoire commune) et d'une volonté de vivre ensemble attestée, et qui représente le soubassement de la nationalité d'origine dont l'«Etat importé» se limite à constater l'exisence.

En effet, si les sciences de la sécurité internationale donnent lieu à des innovations ou à des inflexions méthodologiques ou théoriques, l'étude des conflits armés doit s'inscrire dans une dynamique qui considère les interactions entre acteurs (belligérants) et facteurs (mobiles) de la guerre. Il s'agit, en d'autres termes, d'analyser la configuration politico-sociale, c'est-à-dire: «la figure globale et toujours changeante que forment les joueurs»
(Norbert Elias, La Dynamique de l'Occident, Paris, Calmann-Lévy, 1975, p. 157), parce qu'«on ne peut pas avoir des institutions qu'une vue abstraite si l'on aperçoit pas les groupes humains qui en assurent le fonctionnement». (Maurice Halbwachs, Morphologie Sociale, Paris, Armand Colin, 1938, p. 47). Ceci dit, à partir du moment où l'on considère que l'étude des conflits armés fait partie de la recherche scientifique en sciences sociales, on ne peut pas éviter la question de méthode. Sur le plan descriptif, des nouveaux modèles sont requis  parce que, comme l'écrit Arthur Schopenhauer, «la tâche n'est point de contempler ce que nul n'a jamais contemplé mais de méditer comme personne n'a encore médité sur ce que tout le monde a devant les yeux» (cité par Madeleine Grawitz, Méthodes des sciences sociales, Paris, dalloz, 2001, p. 317). 

Alors que toutes les tentatives passent de l'analyse géopolitique et géostratégique à une approche descriptive, relationnelle et causale, le contexte actuel impose une étude transversale et longitudinale qui, à travers une analyse historique, procède à l'étude de l'escalade du conflit en examinant «la frontière, spatiale ou temporelle, qui sépare un Etat d'un autre: frontière entre l'extérieur et l'intérieur d'un objet, entre deux nations ennemies, (...)» (Guy Sorman, Les vrais penseurs de notre temps, Paris, Fayard, 1989). Il s'agit de percourir des faits politico-historiques afin d'établir leur rapport avec les formes extérieures des groupes auxquels ils s'appliquent et comprendre la manière dont ces groupes ont pris l'habitude de vivre les uns avec les autres sur un territoire donné.  Cette approche conduit à l'utilisation des cartes et planishères qui, associé au language ordinaire, permettent de modéliser, schématiser et décrire toutes les situations qui ont conduit à la catastrophe.

Reprennant les propos de J.F. Ade Ajaye et Michael Crowder, on peut conclure que considérer la guerre comme l'expression géographique de l'identité nationale traduit  «l'emprise enorme des espaces sur l'homme individuel et social dont l'identité singulière se cristallise à l'intersection d'un temps et d'un espace déterminés qui le forgent et que dialectiment il façonne» (J.F. Ade Ajaye & Michael Crowder, Atlas historique de l'Afrique, Paris, jaguar, 1988, p. 25).

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 11:54
«The three great objectives -security of the home, the security of livelihood, and the the security of social insurance -  are, it seems to me, a minimum of the promise that we can offer to  the American People. They constitute a right which belongs to every individual and every family willing to work» 
(Franklin D. Roosevelt,Message to Congress, 1934).
Democracy means political freedom. It is a free speech and a free press, religious freedom, justice under law, the rights to vote and have a  meaning ful choice whenvoting.

Democracy also means social equality: a way of life consistent with our creed that « all men are created equal».
It is equal rights and respect for womens as welle as men, poor as well as rich, Negro as well as White, foreign-born as welle as native-born, Muslims or Jewish as well as Christian, etc.  It means equal opportunity for an education or a job, the chance to live in any neighborhood and go where the next man may.

Then, too, democracy means economics security: a good chance to succed in the «pursuit of happiness».

Democracy is also a dynamic way of life that encourages efforts to make society and government always better.
Indeed,
the democrat must believes that human nature is improved as man's envionment is perfected.


Democracy means the right of all citizens to experiment and seek to improve society; it welcomes the reformer who offers new ways to solve our problems. Or, to show another way of viewing democracy, we may say that the democrat recognizes all of the world's people as his brothers, equally good and equally deserving. He recognizes the rights of the people of other lands to decide for themserlves the way of they prefer.

So, the democrat must believe  in International co-operation and peaceful world. He knows that people in all lands have participated in the struggle to establish just societies, and every societie have gained much from other peoples in their own effort to establish a democratic way of life.


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 Domaines de recherche: 
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- RELATIONS INTERNATIONALES
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